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Machines agricoles_600 - Charrues - Tests & Jeux éducatifs en ligne
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Machines agricoles_600 – Charrues

mer le sol en particules très fines, et des phénomènes
chimiques dus aux agents atmosphériques.
Ces opérations se font rarement au moyen
d’instruments à main tels que la bêche, la
fourche et la houe, et seulement dans la très
petite culture, en horticulture et là où les machines
ne peuvent pénétrer; nous parlerons
donc simplement des labours effectués à la
machine.
De nombreuses théories ont été proposées,
non seulement pour l’étude intime du phénomène
du labour, mais également pour la construction
raisonnée des charrues dans le but
d’obtenir un rendement maximum avec une
puissance minimum.
Beaucoup de ces théories sont fantaisistes et
ne correspondent nullement à la réalité des
faits.
Le labour est le découpage du sol en bandes
de section rectangulaire et le renvj!rsement de
ces bandes de telle façon que la plus grande
surface possible soit exposée à l’air, c’est-àdire
de façon que les bandes soient inclinées
sur le sol de 45°.
Etudions de plus près ce phénomène. La
terre est tranchée verticalement suivant a d
(fig. 1328), horizontalement suivant d c, puis
le rectangle a b c d pivote autour de c de telle
sorte que d c devienne verticale. Puis le . rectangle
tourne autour de b’ et prend la position
b’ c” d” a” en se couchant sur la bande de
terre précédemment obtenue.
Fig. 1328
On donne le nom de muraille à Ja partie a d,
celui de guéret à la partie f a, et enfin celui de
jauge ou raie à d c.
En réalité, cette description est toute théorique,
en raison, d’une part, des dimensions
matérielles des pièces travaillantes tles machines
employées et surtout de ce tait que la
bande a b c d n’est pas indéf0r:nable 1′ t que.
par conséquent, dans la position b’ c” d” a”.
elle est loin de présenter une forme rectangulaire,
surtout dans les terres légères.
Suivant leur profondeur, on divise les labours
ainsi qu’il suit : .
Les labours superficiels ont ·: Qm06 à Qm15
de profondeur;
Les labours ordinaires ont : Qm15 à OmtS de
profondeur;
Les labours profonds ont : Qm20 à Qm25 de
profondeur;
Les labours de défoncement ont . : Qm25 à
OmSO de profondeur. ·
Selon la façon dont on dispose les bandes
de terre, on désigne les labours p~r les noms
de labour à plat, labour en billon et labour en
planche.
Le lecteur sait que ce travail de division et
d’aération du sol a une importance énorme
pour la vie des récoltes futures. Comme nous
le dirons par 111 suite, on complète cette opération
par l’addition au sol de fumier ou d’engrais
chimiques qui ont pour but de fournir
aux jeunes racines l’aliment indispensable
au complet développement de la plante.
Avant d’aborder la description des machines
de culture, nous signalerons les travaux
de l’agronome américain MILTON WITHNEY. Ce
dernier, se basant sur ce fait que les ·animaux
rejettent au dehors les produits inutilisés par
l’organisme, produits le plus souvent toxiques,
pense que les végétaux doivent également expulser
certaines substances dangereuses pour
leur existence.
M. WITHNEY estime que les racines en particulier
s’entourent d’une sorte de gaine de
poison (gaz et ptomaïnes) qui finit par rendre
le sol tellement toxique que la vie n’y est pins
possible. ·
II ajoute que les terres, même les plus pauvres,
renferment assez de principes fertilisants
pour le développement normal des récoltes
et que celles que nous considérons actuellement
comme épuisées, ne le sont que parce
que le milieu est empoisonné et intoxiqué. Le
rôle des engrais et du fumier serait d’agir non
comme substances nutritives, mais comme
antiseptiques et contrepoisons.
Il faudrait donc, avant tout et peut-être
même uniquement, pour obtenir des récoltes
abondantes, aérer, é-purer le sol au moyen de
façons culturales tres soignées, très profondes
et souvent répétées. Cette théorie, nous
devons le dire, n’a pas encore été sanctionnée
par des résultats ile grande culture, mais nous
avons cru devoir la signaler, ne serait-ce qu’à
cause de son originalité et des conséquences
économiques qu’elle pourrait avoir dans l’avenir.
333. CHARRUES. – L’examen de la figure
1328 nous montre qu’une charrue doit comprendre
trois pièces principales destinées
à l’isolement et au retournement de la bande
de terre a b c c:.
Ce sont (fig. 1329): 1 ° Le coutre, découpant
la terre verticalement suivant a d.
2° Le soc, qui tranche la terre horizont:t.icment,
suivant d c.
3° Le· versoir ou oreille, qui fait pivoter le
r ectangle a b c d en a” b’ c” d”.
Fig. 1329
A côté de ces piè(‘es principales, dites pièces
travaillah.tes , nous signalerons le sep, qui sert
de support à l’appareil eii glissant sut le fond
de la raie, i•age ou flèche sur lequel sont fixées
les pièces précédentes, et cnfiri les mancherons
qui servent a,u laboureur pour Ja con·
duite de l’appareii.