Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /homepages/31/d610745385/htdocs/clickandbuilds/Jeuxducatifsenligne/wp-includes/pomo/plural-forms.php on line 210
L'armée coloniale. Documents de la Section photographique de l'Armée française (fascicule 18) - Tests & Jeux éducatifs en ligne
Dernières nouvelles
Accueil / 1914-1918 / L’armée coloniale. Documents de la Section photographique de l’Armée française (fascicule 18)

L’armée coloniale. Documents de la Section photographique de l’Armée française (fascicule 18)

LES COLONIES ET LA GUERRE

Quand sera soulevé le  voile qui jusqu’ici, cache l’organisation de nos nouvelles armées, le pays apprendra avec émotion et gratitude la part considérable prise par nos colonies, les plus récentes comme les plus anciennes, les plus exiguës comme les plus vastes, à la défense de la civilisation latine contre la barbarie Savante des Germains. Ces populations, si diverses par la couleur, la race, les coutumes, ont donné sans compter leur sang pour la nation qui, en les conquérant, a su se montrer pour elles une mère et une éducatrice au lieu de traiter en esclaves ses nouveaux sujet L’histoire ne montrera pas sans étonnement, sur les champs de bataille de la vieille France et de la Belgique, Arabes et Cochinchinois, Kabyles et Malgaches, fils du Niger et enfants des iles océaniennes, Somalis de fa mer Rouge et mulâtres des Antilles, tous fiers de servir sous les plis du drapeau tricolore. de montrer aux Allemands combien ils étaient dans l’erreur en croyant que ces peuples, pour la plupart récemment soumis, étaient prêt à se soulever pour chasser leur dominateur.
Même ce Maroc, dont la conquête rapide avait soulevé, en Allemagne, de si furieuses rancunes, ce Maroc que l’or de Berlin croyait tenir, ou le traité d’Algesiras nous avait lié par tant de clauses associant l’Empire germanique à la mise en valeur du pays, sans lui imposer aucune charge, ce Maroc a pris part a la grande croisade. Tout au plus espérait-on qu’il nous fournirait de rares bataillons, et, par brigades, par divisons entières ce vaste pays, à peine pacifié, a pris part à la grande lutte. La source n’est pas tarie. les tribus, hier encore hostiles, continuent à alimenter les troupes formées dans l’Empire.

L’ARMÉE D’AFRIQUE

Officiellement, ce ne sont pas des troupes coloniales, celles qu’assuraient la défense de l’Algérie et de la Tunisie, puis enfin du Maroc. Même les éléments indigènes appartiennent ou Ministère de la Guerre. Elles formaient un corps d’année, le 20′, prenant rang dans la liste des troupes de l’armée de terre. Mais comment ne pas associer à l’armée coloniale ces régiments recrutés dans la mère patrie ou parmi la population d’origine française d’Algérie et de Tunisie: zouaves. chasseurs d’Afrique, même les bataillons d’infanterie légère – zephirs ou bat’d’Af ?-N’ont-ils pas eu la part prépondérante dans la lente conquête de l’Algérie, dans la constitution d’une colonie demeurée la plus précieuse de nos possessions d’ outre-mer?

Certes, d’autres troupes ont participé à la grande oeuvre; il n’est sans doute pas un des cent régiments existant avant 1870 qui n’ait combattu en Barba.ne. Mais la plupart n’ont fait que passer, et, depuis leur création, les régiments de zouaves, de chasseurs d’Afrique, de Io. Légion étrangère de tirailleurs algériens, de spahis, n’ont pas cessé de participer à la formation de cette France nouvelle.

Peu a peu, c’est à des troupes spéciales que la garde de nos possessions de l’Afrique du Nord a été confiés. Seules, quelques batteries d’artillerie et le train avaient leurs dépôts dans Io. métropole. On venait même de constituer des groupes autonomes d’artillerie d’Afrique quand la guerre a éclaté. Le recrutement de France. Les jeunes colons français et les israélites fournissaient les éléments des zouaves (Pl. I) et des chasseurs d’Afrique (Pl. XIII).
Les tirailleurs algeriens (Pl. II), qui constituent la plus grande masse d”1nfonterie du 19′ corpa, comprennent uniquement des mdigcnes, Arabes ou Kabyles, mais tous les cadres supérieurs, du colonel aux capitaines, sont Français; les lieutenants et sous-lieutenant a, pour la plus grande partie, F ranc;aa aussi; toutefois, ces grades subalternes reçoivent de nombreux indigènes. Ces superbes troupes formaient neuf regiments, avec un nombre parfois considérable de bataillons. La conquête du Maroc fit organiser dans notre nouvdle colorue des unîtes semblables. Depuis Io. guerre, le nombre de régiments s’est fort accru. L’élement indigenc a permis d’organiser des groupes spéciaux pour l’occupation des lointaines oasts sahariennes, compagnies montées a chameaux, dont on n’a pu naturellement faire emploi en France. Quant aux spahis (Pl. XV à XV!ll), c’est une cavalerie
arabe, jadis recrutée presque uniquement parmi l’aristocratie, ce qu’on appelait les fils de grande tente: aujourd’hui, l’honneur de faire parbe de ces splendides escadrons était moins recherché, car on se battait peu, le service était ceui des garnisons. La guerre a vu revenir ce que l’on pourrait appeler les gentilshommes arabes. Et, à côte des regiments réguliers, les tribus ont fourni des volontaires. groupés en goums, d’où le nom
de goumiera. L’Algerie, la Tunsie et le Maroc ont ainsi donne des cavaliers ardents; ce ne seront pas les derniers a charger, quand enfin sonnera l’heure de la poursuite.

Les bataillons d’infanterie légère sont encore une troupe spéciale par le recrutement. Ils comprennent tous les jeunes soldats ayant subi avant leur incorporation certaines condamnations leur interdisant de servir dans les autres corps. Cinq bataillons sont formés avec ces indésirables, qui peuvent d’ailleurs, si leur conduite est bonne pendant un an, être versés dans les corps de troupe ‘.·li ordinaire. Les bat’ d’Af ont fait oublier leur origine, ils se sont montres vaUlanb dans bien des combats. Leur souvenir restera notamment attaché aux sanglantes affaires de l’Yser. Le rôle de ces troupes d’ Algene ne se borna pas aux campagnes dans la colonie. en Tunisie et au Maroc; depuis leur formation, elles ont participé a toutes les guerres. Les zouaves, déjà populaires, se révélèrent en Crimée comme une admirable force de choc et de manoeuvre. La bataille de l’ Alma leur assura Io. réputation universelle: elle ne les a plus abandonnés. En Italie, Palestro et Magenta mirent le comble a leur gloire. Celle-ci ne se démentit ni au Mexique, ni en France. Pendant la guerre de 1870, ces beaux régiments d’Afrique se sacrifièrent à Froesch.
Si Sedan et Metz les virent succomber, ce ne fut pas sans qu’ils aient fait payer cher le triomphe du vainqueur.
Les tirailleurs algérien, émules des zouaves, n’ont pas moins bien soutenu sur les champs de bataille européens le renom des turcos. Leur résistance devant Wissembourg est un des faits de guerre les plus glorieux de notre histoire militaire. Les indigènes tombèrent par centaines dans cette surprise; leur intrépidité inspira dés lors à l’Allemand une terreur qui ne s’est jamais effacée, et cette impression subsiste dans les lettres trouvées pendant la guerre actuelle sur les morts et les prisonniers.
Quant aux chasseurs d’Afrique, leur souvenir est inséparable de celui de tant d’escadrons qui, a Sedan et a Metz. se sacrifièrent en des charges héroiques et sublimes.
La Légion étrangère (Pl. XXIV) complète la constitution, en apparence disparate, de l’armée d’Afrique. On sait qu’elle est composée d’engagés volontaires appartenant, comme son nom l’indique, des nationalités étrangères. Quelques-uns venus par esprit d’aventure et goût du métier des armes, beaucoup conduits par la misère, des chagrins ou quelque fâcheuse histoire dans leur pays. De ces éléments si divers, est sorti un corps d’une haute valeur militaire. Il a participé à toutes nos expéditions coloniales;
sa gloire rejaillit bien au-dela de notre pays. Les Allemands y sont nombreux, aussi a-t-on dû penser avec prudence dans ses bataillons. La légion. d’ailleurs, a pu être occupée ailleurs car elle garde l’Algérie, fit campagne au Maroc, fournit des garnisons au Tonkin et à l’Annam. On lui a rattaché
les nombreux étrangers qui s’enrôlèrent des les premiers jours de la guerre et prirent une part brillante à la campagne.

LES MARSOUINS ET LES BIGORS (Pl. XI à XII)

L’armée coloniale proprement dite comprend, elle aussi, des éléments variés, puisés soit en France, soit dans les pays lointains sur lesquels flotte notre drapeau. Cette armée a pour ossature les anciennes troupes de la Marne, l’infanterie à laquelle les matelots ont donne le surnom de marsouin, sans doute pru-cc que ces troupiers accompagnent la marine comme ces cétacés suivent les navires au large. Par une analogie moins claire,
l’artillerie coloniale fut appelée bigor, abrévitation de bigorneau, coquillage fixe aux rochers.
L’infanterie destinée à la défensive des colonies lointaines comprenait de très nombreux régiments. Huit stationnés en France constituaient un corps d’armée. En dehors de leurs propres cadres.
ces régiments, numérotes jusqu’à 24, devaient fournir les gradés français aux troupes indigènes. Les corps stationnés en France étaient, en somme. les dépôts ou l’on puisait pour alimenter les garnisons des colonies et, en gradés, les troupes noires et Jaunes.
L’infanterie et l’artillerie coloniales n’ont pas acquis moins de gloire dans la guerre actuelle, que les zouaves et les turcos.
Mais cette gloire nouvelle est surtout connue dans l’année, où l’on a pu juger de la vaillance de ces troupes d’élite. Bien rarement le public eut connaissance de hauts faits comme l’enlèvement de la Main de Massiges en Champagne. Les régiments coloniaux sont demeurés dignes du passé. Cependant, bien rares sont, parmi eux, les soldats qui appartinrent à l’arme quand elle opérait surtout au loin. La plupart viennent du recrutement métropolitain; réservistes, territoriaux, jeunes soldats n’ayant jamais vu les colonies. Aussitôt entres dans ces corps fameux, ils en ont pris les traditions de vaillance et d’audace. Le même phénomène a maintenu chez les chasseurs à pied. les zouaves, les corps d’année de l’Est, les qualités qui les rendirent célèbres. Esprit de corps que l’on voulait combattre jadis, mais pieusement entretenu aujourd’hui : il a enfanté des héros

LES TROUPES NOIRES (Pl. II. XIX à XXIV)

Nos colonies de l’Afrique occidentale ont argement concouru a a guerre par la formation de régiments nègres recrutées dans l’inépuisable reservoir d’hommes que nous possédons du Sahara au Congo. Les premières troupes de cette origine furent recrutées au Sénégal sous le nom de tirailleurs
sénégalais. Le public confond toutes nos troupes noires sous cette désignation. Pourtant, si vaste soit-il, le Sénégal est une bien faible part de notre empire africain. D’autres colonies bordent l’Atlantique, s’étendent au coeur du continent ou confinent â l’immense domaine belge du Congo. Dans chaque région, on a recruté des troupes recevant une instruction militaire par les soins d’officiers et de sous-officiers de l’infanterie coloniale. Le Dahomey, qui offrit une si rude résistance, nous donne de merveilleux soldats; ils ne forment pas un corps spécial et sont versés aux tirailleurs senégalais. Il y a un régiment indigène du Tchad, un régiment du Gabon, un bataillon du Moyen-Congo, un bataillon de l’Oubanghi-Chari. Puis des corps de faible effectif, dits brigades indigènes, affectés à certains territoires ; le Dahomey en possède deux.
On a pu ainsi recruter et entretenir des corps de troupe qui participent à la guerre, soit en France, soit en Orient. Les renseignements sur l’importance de ce concours sont gardés secrets.
Dans ces régiments noirs, les cadres d’officiers sont presque entièrement français. On ne compte pas même dix lieutenants ou sous-lieutenants indigènes. Mais les sous-officiers et caporaux nègres sont nombreux et excellents.

AFRIQUE ORIENTALE

Sur le versant de la mer Rouge et de l’océan Indien, nos colonies sont moms vastes que sur la côte occidentale, bien que nous y possédions pourtant, dans Madagascar, une des plus grandes iles du monde. Sur le continent même, nous ne sommes installes que sur une étroite partie de la côte des Somalis, par la colonie d’Obock. dont Djibouti, tête de ligne du chemin de fer d’Abysinie, est la capitale. Ce pays n’avait comme troupe qu’une “brigade” indigene aux ordres d’un capitame; -::e fut le noyau d’un contingent envoyé en Europe (Pl. XIX et XXII) et affecté à un régiment de tirailleurs sénégalais Madagascar, la plus récente de nos grandes colonies, celle où notre race trouvera le rrueux à s’étendre et dont une
peuplade, les Hovas, est déjà civilisée, nous n également fourni des bataillons envoyés a Salonique. li y avait dans l’ile, avant la guerre, presque l’équivalent d’une division de troupes indigènes, trois régiments de tirailleurs malgaches (Pl. XXI et XXIV), parmi lesquels les volontaires furent nombreux. Un remarquable courant s’est dessiné dans cette population depuis si peu de temps annexée, mais où la grande masse, heureuse de notre
domination, de la tranquillité et du bien-être qu’elle lui assure, est sincèrement venue à nous depuis que son aristocratie a été abattue Les iles Comores, colonie annexée à Madagascar, ont contribué aussi à alimenter nos régiments malgaches. Quant à l’ile de la Réunion, l’ancienne ile Bourbon, vieille colonie peuplée de descendants de colons et de noirs libérés, elle participe également à la guerre, mais ses enfants ne sont pas constitués en troupes spéciales, ils sont versés dans des formations métropolitaines de l’armée de terre ou de l’année coloniale, comme ceux de nos anciennes colonies d’Amérique: Martinique, Guadeloupe et Guyane.

LES TROUPES INDO-CHINOISES

Nos possessions asiatiques n’ont pas l’étendue de nos colonies africaines mais leur population est presque aussi grande. Tonkm et Annam sont une fourmilière d’hommes;
la conquête nous a coûte bien des années et de lourds sacrifices.
Là aussi le temps a fait son oeuvre; les célèbres Pavillons Noirs ne sont plus qu’un souvenir comme les bandes du De-Tham. Peut être les régiments de tirailleurs – quatre de tirailleurs tonkinois (Pl. Ill, IV, V, VI), un de tirailleurs annamites (Pl. VII, Vlll) – comptent-ils dans leurs rangs d’anciens pirates. Bien encadrés, ces soldats ont fait leurs preuves et ont permis de réduire les effectifs européens, infanterie et artillerie coloniales, bataillons de la Légion étrangère.
Les indo-Chinois sont les plus connus aujourd’hui de nos soldats coloniaux, du moins â Paris (Pl. VII). En assurant le service de place de la capitale, ils ont permis d’envoyer au front une grande partie des troupes affectées à la garde des édifices publics, des magasins et des ateliers. Pour participer à la campagne de France, ils ont abandonné leur pittoresque costume, notamment le chapeau qui complétait leur physionomie féminine. Ils ont, en France, le pantalon et la vareuse beige, un béret de même couleur. Sur le front, ils porteront, comme les autres soldats, le casque d’acier protecteur.
On voit parfois d’autres types asiatiques. Le turban hindou que portent de superbes régiments, amenés par nos alliés, se retrouve avec des uniformes français. Faut-il y voir ces cipahis c;ui, pendant longtemps, gardèrent les derniers et infimes débris de l’empire rêvé par Dupleix? Ces compagnies indiennes ne figurent plus aujourd’hui sur la liste des troupes coloniales.

L’ARMÉE COLONIALE EN ORIENT

C’est à Salonique que l’on trouve, le plus au complet, les divers éléments de cette armée d’indigènes appartenant â des races si diverses et qui se révèle soudain avec son organisation parfaite, son entrainement, son dévouement au drapeau.
Le climat de Macédoine, surtout l’été, est plus supportable que celui de France pour une grande partie de ces soldats. D’autre part, Saloruque est mieux à proximité des pays de l’Afrique orientale et de l’Asie, d’ou nous sont venus de grands contingents.
Souvent, les recrues ne sont pas formées encore au métier militaire; il faut les instruire et les encadrer, dans les dépôts, avant de les envoyer au feu. Pour les fils des chnudes régions, on a fait choix de la côte de Provence, dont la température permet d’acclimater des hommes jusqu’alors habitués aux chaleurs tropicales et fort sommairement vêtus dans leur pays. On doit aussi les accoutumer aux uniformes de laine, aux chaussures, à la coiffure, à la marche sous ce harnais qui leur semble fort gênant. Le camp principal a été installé entre Fréjus et Saint-Raphaél, près du domaine du général Galliéni. L’armee noire put ainsi rendre les suprêmes honneurs à ce grand colonial qui, de sa longue et glorieuse carière, gardait surtout le souvenir de ses expédition en Afrique, vers ce Niger d’où nous viennent en si grand nombre les tirailleurs dits sénégalais. Après ce dressage, les tirailleurs sont envoyés soit sur notre front, soit en Macedoine, où ils retrouvent les marsouins, seule troupe française qu’ils aient connue jusqu’alors.
Arabes, Algériens, Tunisiens, Marocains, Sénégalais, Soudanais, Malgaches, Somalis, Tonkinoiset Annamites sont, pour les populations
helleniques, la révélation de l’étendue du domaine français et de l’amour que lui portent les peuples réunis sous le drapeau tricolore. La, sont aussi les créoles des Antilles, Martiniquais, Guadeloupéens et les créoles de la Reunion. Dans les mêmes colonnes, ces soldats, venus de contrées si lointaines et variées, marchent avec nos chasseurs, nos lignards, notre cavalerie dont les uniformes sont aujourd’hui ramenés à la tenue neutre imposée
par les conditions nouvelles de la guerre.
D’autres races encore sont accourues à la défense de la lointaine patrie protectrice. Les journaux ont signalé que des Canaques eux-mêmes se sont enrôlés ; des Taitiens sont également venus. Presque tous les peuples, qui ont accepte notre domination et vivent en paix grâce à elle, sont ainsi venus. C’est un spectacle réconfortant pour les âmes françaises, ce dévouement de peuplades, souvent sauvages encore, pour le pays prodigieusement éloigne dont elles se faisaient l’idée la plus confuse. Ceux de ces soldats exotiques qui rentreront chez eux seront les meilleurs apôtres de notre influence. On comprend de quel poids sera, pour faire admettre définitivement notre installation au Maroc, le retour de ces milliers de tirailleurs, de spahis, de goumiers accueillis en France non comme des mercenaires mais en frères d’armes, traités sur le front, aux dépôts, dans les ambulances et les hôpitaux, comme les soldats français eux-mêmes. Leur présence dans les tribus ou ils apporteront de glorieux souvenirs fera plus pour assurer la tranquillité et l’avenir de cette nouvelle colonie, que les expéditions militaires les plus brillantes à travers ce pays, hier encore aussi hostile que mystérieux.
ARDOUIN-DUMAZET.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*